mardi 7 août 2007

Je rentre à Montréal...

Le 5 août nous avons continué notre remontée jusqu'à Trois-rivières.

Enfin le 6 août au matin dans un épais brouillard et une forte pluie nous avons traversé le lac St Pierre puis parcouru les derniers miles nous séparant de Montréal. Au soleil couchant nous avons pénétré la marina de longueil marquant ainsi la fin d'un voyage de 1591 M (mile nautique)soit 2946 km entre Long Island et Montréal...

Je rentre à Montréal ...

samedi 4 août 2007

Je reviendrai à Montréal...

Le 2 août nous avons quitté Les Bergeronnes puis longé la côte nord jusqu'à Tadoussac. Nous avions quelques heures devant nous en attendant la renverse des courants de marée, nous nous sommes donc offert une croisière aux baleines à bord de Soleiado. Ce fut un festival, baleines, dauphins, phoques et bélugas. 13h30, nous avons mis les voiles direction Cap à l'Aigle dans Charlevoix. Notre route croisa celle d'un énorme orage. Tout autour de nous des éclairs illuminaient le ciel noir qui couvrait nos têtes, c'était magniquement inquiétant. Bien sûr, nous avions eu largement le temps d'affaler les voiles et de nous préparer à recevoir des seaux d'eau avant l'arrivée du monstre. Finalement la chance fut de notre côté et nous ne fûmes que peu touchés par cette rage céleste qui s'abattait sur le fleuve et ses rives.
L'approche de Cap à l'Aigle fut faite dans le brouillard, qui se dissipa peu de temps avant notre arrivée.

Le 4 août 2007 3h20 du matin, alors que le soleil se trouvait encore au delà de l'horizon, nous avons largué les amarres direction Québec. 3h20 c'est bien tôt pour un départ, mais c'était le prix à payer pour profiter des courants de marée qui nous ont poussé à plus 12.5 kt par moment ! Ainsi à 12h30 nous passions sous les remparts de la vielle capitale. À 17h00 nous arrivions à Neuville, à quelques miles en amont de Québec. La route fut longue mais agréable, nous avons même eu la chance de voir un banc de bélugas au nord de l'Île aux Coudres.

mercredi 1 août 2007

En remontant le Fleuve.




Aujourd'hui 1ier août 2007, la lente remontée vers Montréal continue. Après Cloridorme, se fut au tour de Mont-Louis, où nous passâmes la nuit à l'épaule d'un chalutier, puis Cap Chat dans le petit port de pêche, ensuite Pointe Métis pour arriver hier au Bic... Magnifique mouillage dans l'anse à l'orignal au coeur du parc du Bic. La mer était d'huile et un silence rare régnait, quelques petites têtes de phoques tournaient à l'occasion autour du bateau... Je reviendrai, c'est sûr !

Aujourd'hui, du Bic à Grandes Bergeronnes, courte étape ou nous avons pu apprécier phoques, dauphins et rorquals...

Aujourd'hui, à Grandes Bergeronnes devant le seul accés internet du coin je pense à vous, qui me lisez, en tapant ces mots...

À bientôt :)

Au fil de l'eau...



2007/07/23 – De Havre Boucher à Havre Aubert


À l’extrème ouest de la péninsule néo-écossaise, juste au nord-est du détroit de Canso, se trouve un petit port de pêche nommé Havre Boucher. Dans une petite baie presque complètement fermée gît ce havre de paix, protégé des vents et de la houle. Vers 16h00 la veille de notre départ pour les Iles de la Madeleine, nous entrâmes dans la baie de Havre Boucher sous un grand soleil, qui d’ailleurs nous avait accompagné toute la journée nous permettant ainsi d’assécher l’intérieur détrempé du bateau. Les gens du coin que peu de choses viennent déranger, pousser par la curiosité, nous attendaient amicalement sur le quai public de ce petit village d’à peine 500 âmes. La nuit fut douce et particulièrement calme, surtout lorsqu’on la compare aux nuits précédentes. Petit matin, petit soleil, petit déjeuner et petit départ, direction Balantyne’s Cove un peu plus au nord et sa petite marina ou nous pourrions trouver de quoi nourrir le moteur de Soleiado. Sur notre chemin, nous fûmes salués par de petites têtes rondes et curieuses qui sortaient de l’eau au fur et à mesure de notre progression. L’eau était calme, le vent inexistant et le soleil brillait sans restriction. Tout était parfait à part bien sûr ce bruit de moteur qui ne nous quittait plus. Balantyne’s Cove, 2 minutes d’arrêt ! Puis nous refîmes route vers Madeleine et ses Iles. La journée se faisait de plus en plus vieille et le soleil de plus en plus bas. Sur notre bâbord au loin on distinguait la côte orientale de l’Ile du Prince Édouard. Le soleil continuait sa descente. Le ciel parsemé de fins nuages prenait une couleur rouge feu, c’était magnifique ! À quelques miles du large on pouvait voir, telle une armée de géants, un champ d’éoliennes se dresser bien au dessus des côtes et au travers ces géants d’acier un magnifique couché de soleil enflamma tout le ciel !



2007/07/24 – Madeleine








5h30, nous distinguâmes dans ce jour naissant, les côtes des Iles. Notre atterrissage, Havre Aubert, n’était plus qu’à quelques heures. Le soleil levant nous offrit un magnifique spectacle, juste au dessous du couvert nuageux, qui s’était formé durant la nuit. Mais le mauvais temps était désormais derrière nous, loin sur la côte est de la Nouvelle-Écosse. Ce couvert nuageux, qui avait laissé quelques goutes durant la nuit glissait lentement vers l’est et l’Ile du Cap Breton.
Nous arrivâmes au large de l’Ile d’Entrée, magnifique rôché planté au cœur du Golfe du Saint-Laurent, puis empruntâmes l’étroit passage qui le sépare de Sandy Hook et du reste des iles.
Bientôt la terre !
Les nuages continuèrent leur lente progression vers l’est, laissant ça et là des morceaux de ciel bleu de plus en plus grand. Une journée magnifique nous attendait. La mer était belle, le vent presque absent et le soleil s’apprêtait à réchauffer corps, cœurs et esprits.
Dernière bouée, Havre Aubert est au bout de l’étrave…

2007/07/24 – Première escale.





Première escale au Québec, Havre Aubert nous accueillit chaleureusement. Fait rare, il ne ventait quasiment pas. Le ciel était bleu et le soleil puissant.
Au fond de la petite baie, Solieado était accosté sur le grand quai de la petite marina. Les badots qui déambulaient sur le long quai, s’intéressaient beaucoup à ce grand bateau (comparer aux autres :) ) dont le mat semblait gratter le ciel.
Première escale au Québec et nous quittons le port pour le plancher des vaches, objectif café de la grave et sa magnifique vue sur la mer. 2 œufs bacon plus tard et nous voilà flânant entre de magnifiques petites maisons de pêcheurs, aux façades de bardeaux de bois, qui constituent le cœur historique de Havre Aubert. Ces maisons, en boutiques transformées, forment maintenant le centre touristique de cette partie des Iles.
La journée passa entre flânerie et repos. Les vacances !!! Puis arriva le souper, au Bistro du Bout du Monde, dans une ambiance très amicale nous prîmes du loup marin.

2007/07/26 – La baie de Gaspé



Le 25 au matin nous saluâmes Havre Aubert, notre route était encore longue et l’escale bien courte ! Mais je reviendrai à la force du vent !
Au sortir de la petite baie de Havre Aubert, Éole nous gratifia d’une brise du sud-ouest. C’était assez de vent pour hisser les voiles. Ainsi nous quittâmes les Iles, poussés par le vent. Mais au large du « Corps Mort », le vent faiblit puis disparut. Peu importe, nous avons pu longer la côte sud et admirer le paysage avec uniquement le bruit du vent et de l’eau sur la coque.
Les Iles se faisaient de plus en plus petites sur l’horizon, bientôt elles disparurent.
La journée passa, puis la nuit. Au matin du 26 nous vîmes au nord-ouest la côte gaspésienne se dessiner de plus en plus précisément, laissant apparaître de plus en plus de détails. À l’approche de la baie de Gaspé, nous longeâmes, au loin, l’ile Bonaventure, puis se fut au tour du Rocher Percé d’apparaître. La proue pointait vers Forillon, la baie de Gaspé ! Il nous fallu plusieurs heures pour la traverser, mais quel spectacle, ça et là des phoques, des marsouins, globicéphales et tout ça sur une mer d’huile et une chaleur étouffante.
Gaspé… nous avons perdu un équipier et en avons gagné un autre. Le plein, l’épicerie puis nous repartîmes quelques miles plus loin dans une petite anse pour passer la nuit à l’ancre.

2007/07/27 – 1000 miles nautiques !


Port Jefferson semble si loin… 2 semaines et 1000 nautiques !
La côte nord de la Gaspésie de Gaspé à Cloridorme, où nous avons été accueillis chaleureusement par le gérant du petit port de pêche (habor manager !) où un quai flottant a été mis à la disposition des visiteurs.
1000 miles nautiques, de Port Jefferson (à 180$ la nuit) à Cloridorme (à 27$ la nuit) …